Pichon Yves, le super Gendarme



Un grand nombre d'infractions reconnues par les radars automatiques sont signées de l'enquêteur de la gendarmerie, Yves Pichon.

En Alsace ou en Bretagne, sur une autoroute surpeuplée ou sur une petite départementale de campagne, personne n'est à l'abri du super-gendarme. Une véritable légende s'est créée autour du mythe du Gendarme Yves Pichon, dépositaire sur-humain d'infractions aux quatre coins de France, parfois à des dates extrêmement rapprochées qui indiqueraient son don d'ubiquité.

Gendarme, puis Maréchal des Logis, Maréchal des Logis-chef et enfin probablement Adjudant, Pichon Yves est certainement devenu l'un des gendarmes ayant signé le plus grand nombre d'infractions. Super-gendarme et Père-fouettard des automobilistes?
Pichon Yves, Gendarme, les débuts d'une légende urbaine
Plusieurs légendes urbaines se sont tissées autour du mythe Pichon : un pseudonyme collectif utilisé par de nombreux gendarmes pour sanctionner sans s'impliquer. Une multitude de recrues portant le même nom. Un quota de contraventions collectif à respecter selon le principe d'une caisse de quota pour venir au secours des gendarmes peu habiles. Ou encore, ce serait le nom donné par les gendarmes, aux radars automatiques. L'expression "Se prendre un Pichon" s'est même développée autour du phénomène. Ces ridicules allégations courent parfois encore les pages du web et la pensée d'un automobiliste flashé qui reçoit enfin son petit relevé d'infraction. Le voile est cependant levé depuis longtemps.

Yves Pichon existe bel et bien, il travaille au Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes. Son boulot consiste simplement à recevoir les photos d'une voiture flashée alors qu'elle était en infraction, constater cette infraction et remplir les formulaires qui permettront d'officialiser celle-ci - et d'envoyer à l'heureux propriétaire du véhicule son petit papier. Pichon Yves n'est pas ubiquiste, son grade a changé au fur et à mesure de ses avancements. Il n'est pas non plus présent physiquement aux quatre coins de France pour constater les infractions, mais, comme le nom du Cacir l'indique, se contente de recevoir par traitement automatique les informations fournies par les radars automatiques qui eux, sont éparpillés sur le Territoire.



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