L'ADN maternel des mitochondries



Les mitochondries, ces petites centrales énergétiques dont sont pourvues toutes les cellules animales, possède un ADN propre, non pas formé à partir des ADN du père et de la mère, mais de la mère (presque) seulement.

L'ADN de vos mitochondries est donc similaire, si ce n'est identique, à celui des mitochondries de votre mère. C'est l'un des rares organites (avec notamment, les chloroplastes), qui possèdent leur propre ADN. La mitochondrie grossit puis se divise pour donner naissance à deux nouvelles mitochondries, sans fécondation, lorsque la cellule en a besoin.

Il s'agit en fait probablement d'un parasite archée ayant intégré, il y'a près de deux milliards d'années, une cellule procaryote, développant avec celle-ci une relation symbiotique. Au cours de l'évolution, plusieurs gènes mitochondriaux ont disparus, ou se sont transférés à l'ADN de son hôte, qui lui, a développé de nouveaux outils pour se servir de son parasite mitochondrial. Tant et si bien que depuis longtemps, mitochondries et cellule-hôte sont désormais interdépendantes strictement.

Lors de la reproduction sexuée chez l'animal (et donc également chez l'homme), de nombreuses mitochondries de la mère sont présentes dans l'œuf fécondé, tandis que peu ou pas de mitochondries provenant du spermatozoïde (et donc du père) se joignent à la communauté mitochondriale naissante. Conséquemment, l'ADN mitochondrial échappe au brassage génétique classique (nommé mendélien). On parle alors l'hérédité cytoplasmique : d'un individu à l'autre, l'ADN est transmis non pas par le matériel génétique du père et de la mère, mais des ADN mitochondriaux présents dans le cytoplasmes de l'oeuf, majoritairement issus de l'ovocyte de la mère.

Pour en savoir plus : 
Geneattic. L'ADN mitochondrial



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