L'os Hyoïde, l'os solitaire



L'os Hyoïde est le seul os chez l'homme qui ne soit connecté à aucun autre. Situé sous la langue, il la maintient et constitue un support pour de nombreuses fonctions, telles que la vocalisation ou la déglutition.

Il est lui même supporté par de nombreux muscles et ligaments, et composé de 5 parties (corps, grandes cornes et petites cornes, séparées chez le jeune enfant). Il est présent chez de nombreuses espèces dont il pourrait déterminer les capacités de vocalisation (par exemple, la capacité de rugir ou ronronner chez les félins).

Si son rôle premier consiste à supporter le poids de la langue, d'où parfois son appellation sous le nom d'os lingual, l'étendue des possibilités qu'il apporte aux fonctions de vocalisation le font considérer comme une évolution marquante, chez l'homme, ayant abouti au langage tel qu'on le connait aujourd'hui, et par extension, à notre développement et nos sociétés actuelles.

L'os Hyoïde est également un indicateur prisé des autopsies, en médecine légale : sa brisure est considérée comme une marque d'étranglement violent. Cet indice prend davantage d'importance lorsque seul reste le squelette dans un cas d'homicide supposé.

Un autre groupe d'os, reliés ensemble mais sans autre attache avec le reste du squelette, se trouve dans les profondeur de l'oreille (oreille moyenne) : l'enclume, le marteau et l'étrier servent à la propagation par amplification des vibrations du tympan, jusqu'à la fenêtre ovale de la cochlée. Ce sont également les plus petits os chez l'homme adulte.

On trouve de manière non systématique d'autres os chez l'homme, surnuméraires (en plus des os habituels) ou sésamoïdes, dont les particularités amènent à ne pas les considérer comme des os dits "normaux". Les sésamoïdes, restes de ligaments qui se sont calcifiés, se rencontrent fréquemment aux articulations, ou à l'intérieur des tendons. Les os surnuméraires constituent des particularités évolutives : soit des vestiges d'organes présents chez nos ancêtres (par exemple, queue vestigiale), soit des "anomalies" ou des évolutions non-rares (par exemple, sexdigitisme/hexadactylie).



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