L'organisme vivant le plus résistant à la chaleur



Le Ver de Pompéi (Alvinella pompejana) se rencontre exclusivement dans les cheminées hydrothermales du Pacifique, vers 2500 mètres de profondeur. Il doit son nom à la ville romaine de Pompéi, détruite en l'an 79 par l'éruption du Vésuve : en effet, le Ver de Pompéi vit sur les parois de cheminées actives (mont hydrothermaux), à une température relativement élevée et sous une pluie de cendres. Ce ver supporterait une température allant jusqu'à 80°C, ce qui en fait l'animal eucaryote (multicellulaire) le plus thermorésistant.

Certaines bactéries cependant, sont encore plus résistantes à la chaleur (thermophile ou thermorésistantes). Parmi celles-ci, certaines bactéries sont dites "hyperthermophiles" si elles se développent de manière optimale et se reproduisent entre 80 et 110°C. C'est le cas de plusieurs bactéries du genre Archea, comme, par exemple, Pyrolobus Fumarii, qui nécessite une température au moins égale à 90° pour croître, et peut se développer jusqu'à 113°C. Deux autres bactéries connues seraient capables de survivre à des températures encore plus hautes : 121°C pour Strain 121, qui supporte même jusqu'à 130° (pendant 2 heures, mais elle n'est plus capable de se reproduire à cette température). Le record revient pour le moment à Methanopyrus Kandleri (strain 116), dont le métabolisme est encore opérant à 122°C.

Il est possible, dans les conditions explorées, qu'une bactérie puisse vivre vers 150°C, bien que l'on n'en ai pas encore trouvé. Au delà, les risques de dégradation ou de rupture de l'ADN sont trop élevés, vraisemblablement, pour permettre la cohésion du contenu cellulaire, une reproduction et un développement correct.



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